Vendredi 11 mai
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Dés son discours du 6 mai, Nicolas Sarkozy a cessé de parler comme un candidat à la présidence.
Il s'est exprimé comme un président.
Or, si l'on considére la combinaison des 4 éléments suivants :
1. Le pouvoir diplomatique extremement important d'un président de la république.
2. Les talents d'orateur et la capacité à convaincre de Nicolas Sarkozy.
3. L'orientation du discours du 6 mai de Nicolas Sarkozy pronant une relance de l'Europe, une proposition d'une union meditérannéene, une coopération africaine et une relance
du dialogue avec l'Amérique.
4. L'importance que Nicolas Sarkozy accorde aux français de l'étranger d'aprés ses déclarations de campagne électorale sur TV5.
Le nouveau président de la république devrait développer l'habitude de s'exprimer au cours réunion publique avec les français de l'étranger lors de chacun de ses déplacements à l'étranger.
Si il prend cette initiative de façon systématique, de consacrer à chaque déplacement au moins une soirée pour s'adresser aux français résidents dans le pays visité. Si il le fait en restant
cohérant avec les points N°3 et N°4 énoncés ci-dessus. Alors la diplomatie française pourra trouver dans ces pays visités un relais trés puissant de par le nombre de français de l'étranger mais
aussi extremement efficace par la proximité et l'intégration de ces français dans la vie quotidienne de leur pays de résidence.
Ce type d'évenement peut tout à fait être organisé par nos consulats et ambassades qui ont la liste des noms et adresses de chaque citoyens français inscrits auprès des consulats. Nos consulats
ont déja démontré leurs capacité de louer des salles pour divers évenements commes les élections dans des lycées ou des évenements culturels dans les "instituts français" à l'étranger, il n'y a
donc aucun problème d'incapacité à organiser de tels évenements.
Pour mieux comprendre l'impact de telles réunions, imaginez que demain.... votre ami Italien vous raconte sa soirée de la veille, une réunion publique avec Romano Prodi organisée par le consulat
d'Italie de votre région.
Ce que votre ami vous racontera des déclarations de Romano Prodi vous marquera beaucoup plus que n'importe quel article de presse citant les déclarations de M. Prodi.
L'efficacité d'un tel bouche à oreille est extraodinaire.
C'est un exercice qui mérite sans le moindre doute qu'un président y consacre au moins une soirée à chaque déplacement à l'étranger. Mais aussi à faire quelques détours comme par example de
Washington à San Francisco pour s'adresser aux ingénieurs, cadres et créateurs d'entreprise français installés dans la Silicon Valley, de Berlin à Munich pour s'adresser aux français qui
contribuent au fort succés économique de la Bavière chez BMW, Siemens, Audi et autres secteurs comme les semiconducteurs ou les assurances.
Même si seulement 1% ou 2% des français résidents dans les pays visités se déplacent pour écouter le message du président, ce public dépassera largement en nombre les diplomates officiels.
Si 100 français de Berlin, de Rome, de Londres, de Moscou, de Budapest, de Washington participent à leur rencontres avec le président, dans les jours suivants le discours présidentiel ce sera 100
personnes différentes qui simultanément parleront du message du président.
D'une certaine façon, si elles partagent les idées du président ces 100 personnes relaieront simultanément autour d'elle le message de l'Elysée dans leur pays d'acceuil par le processus du bouche
à oreille.
Même avec les meilleures intentions et un agenda surchargé, nos personnels diplomatiques officiels ne peuvent tout simplement pas relayer le message de la diplomatie française vers autant de
personnes différentes simultanément et avec autant d'efficacité.
En outre nos diplomates officiels ne parlent pas aux citoyens de leur pays d'affectation mais toujours et quasi-exclusivement avec les autorités de ces pays, occasionellement avec les médias de
ces pays.
Nos diplomates ne mettent pas les pieds dans les directions des grandes sociétés de Bavière, de la City à Londres, de Barcelone, de la Silicon Valley, alors que les français de l'étranger
occupent des postes à haute responsabilité et ont un certain pouvoir d'influence à l'intérieur des plus grandes entreprises du Monde.
Je n'irais pas jusqu'à dire que cet exercice d'implication des français de l'étranger puisse permettre à notre président de s'offrir le luxe de ne pas remplacer 1 départ à la retraite de
diplomate sur 2...
Le role des diplomates sera toujours d'une extreme importance et une réduction de leur nombre ou du niveau de leur compétences m'attristerait.
Mais la France dispose d'une certaine "diaspora" de citoyens établis dans toutes les grandes capitales administratives et économiques du monde avec qui il est nécessaire que notre président
développe une stratégie de communication.